Santé Canada doit interdire tous les pesticides néonics!

D’ici le 23 mars, demandez à Santé Canada d’agir plus rapidement pour interdire l’imidaclopride et tous les pesticides de type néonics au Canada!

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Derniers signataires : Céline - Sylvain - Karyne

Santé Canada propose d'éliminer progressivement l'imidaclopride parce que ce pesticide de la famille des néonicotinoïdes présente un risque inacceptable pour la biodiversité des lacs et des rivières du Canada, en particulier pour les invertébrés comme les éphémères et les moucherons, qui constituent une part importante de la chaîne alimentaire aquatique. L'agence a lancé une période de consultation, qui se termine le 23 mars, pour demander aux Canadiens si l'imidaclopride devrait être interdit.

De nouvelles recherches indiquent que les pesticides néonicotinoïdes utilisés presque systématiquement sur un grand nombre de semences sont inutiles dans la grande majorité des cas. Pourquoi les utilisons-nous encore massivement au Canada alors que des pays comme la France les ont interdits?

Non aux pesticides néonics!

Soyons nombreux à signer la lettre ci-dessous, à l'attention de l'Agence de règlementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) de Santé Canada, pour dire que, tout en appuyant l'interdiction proposée de l'imidaclopride, nous voulons que tous les types de néonics soient interdits le plus rapidement possible au Canada, comme l’a fait la France, qui interdira tous les néonics à partir de 2018.


Chère Madame la Ministre,
Chers représentants de l’ARLA,

J'écris pour appuyer l'interdiction proposée par Santé Canada du pesticide néonicotinoïde imidaclopride.

En 2014, un groupe international de scientifiques indépendants (le Groupe de travail sur les pesticides systémiques) a publié une analyse exhaustive de plus de 1 100 articles scientifiques revus par des pairs sur les impacts des néonicotinoïdes comme l'imidaclopride. Ils ont constaté que ces produits chimiques sont persistants et omniprésents dans l'environnement et posent un risque inacceptable pour la biodiversité, y compris les espèces bénéfiques pour l’agriculture, comme les vers de terre et les pollinisateurs.

L'examen de l'ARLA a révélé que l'imidaclopride menace les insectes aquatiques, comme les éphémères et les moucherons, qui sont des aliments importants pour les poissons, les oiseaux et autres animaux des lacs et des rivières du Canada.

Je suis préoccupé(e) par les effets potentiels des néonicotinoïdes sur la santé humaine et sur l’environnement et j'encourage l'ARLA à agir rapidement pour interdire l'imidaclopride et d'autres pesticides néonicotinoïdes. Je crois que le calendrier proposé sur trois à cinq ans pour éliminer l'imidaclopride est inacceptable compte tenu des risques reconnus par l'ARLA et des concentrations élevées du produit chimique dans les cours d’eau canadiens. D'autres pays et provinces ont agi de manière décisive, notamment la France, qui a interdit tous les néonicotinoïdes, à partir de 2018.

L'ARLA devrait interdire l'utilisation et la vente de l'imidaclopride sans plus tarder et de terminer rapidement les examens prévus des autres néonicotinoïdes homologués au Canada. Merci d’agir dès maintenant pour la santé des Canadiens!


En savoir plus

En juin 2014, un groupe de scientifiques indépendants a publié une analyse exhaustive de plus de 1 100 articles scientifiques revus par des pairs sur les effets des pesticides néonics. Leur analyse met en lumière un risque inacceptable pour la biodiversité, y compris les espèces bénéfiques pour l’agriculture, comme les vers de terre et les pollinisateurs comme les abeilles, mais également pour un grand nombre d’espèces utiles, dont les papillons et les oiseaux, et une grande diversité d’invertébrés. Ces produits chimiques sont persistants et omniprésents dans l'environnement et contaminent les sols, la végétation, les eaux souterraines et de surface et les habitats aquatiques et marins. Les néonics pourraient également affecter le cerveau humain et le système nerveux. Certains néonics sont reconnus comme pouvant perturber le système hormonal et sont suspectés causer des effets néfastes sur la reproduction. Leur conclusion est sans équivoque : « …il existe suffisamment de preuves évidentes des préjudices pour mettre en place des mesures réglementaires ».

En 2015, nous déposions plus 37 000 lettres au gouvernement du Québec et 90 000 au gouvernement fédéral pour leur demander de se ranger du côté de la science et d’interdire l’usage et la vente des néonics. 

Cette action est menée conjointement avec : La Fondation David Suzuki

Pour signer et partager cette action en anglais.

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