Santé Canada doit interdire DÈS MAINTENANT les pesticides néonics!

Demandez à Santé Canada d'interdire tous les pesticides de type néonics au Canada, maintenant reconnus pour tuer les abeilles et d’autres insectes terrestres et aquatiques à la base de notre chaîne alimentaire!

27443
/35000 signatures

partager

Derniers signataires : Liliana - Christyne - Abdelwahed

Nous arrivons à un point tournant de l’utilisation systématique de ces pesticides nocifs. Continuons à exiger que tous les pesticides néonics soient interdits au Canada dans les meilleurs délais!

En 2015, le Task Force on Systemic Pesticides — un groupe international de scientifiques indépendants chapeauté par l’Union internationale pour la conservation de la nature — a mené une évaluation scientifique exhaustive des néonics pour laquelle plus de 1 100 articles scientifiques revus par des pairs ont été analysés. 

Leur conclusion : les néonics tuent les abeilles à miel, ainsi qu'un grand nombre d’espèces comme les insectes aquatiques qui sont à la base de la chaîne alimentaire, les vers de terre et les oiseaux communs.

En septembre 2017, le Task Force a actualisé son analyse afin d’y inclure des centaines de nouvelles études révisées par des pairs. Cette nouvelle analyse élargie a révélé que les néonicotinoïdes exterminent encore plus d'espèces que l'on croyait. Ils constituent à l’échelle mondiale une réelle menace pour la biodiversité et les écosystèmes.

Le Dr Jean-Marc Bonmatin, vice-président de ce groupe de travail sur les pesticides systémiques, sonne l'alarme : « C’est hélas à mettre dans la perspective de la sixième extinction des espèces qui se produit à grande vitesse sur la planète. L’homme, quand il détruit la biodiversité, en général détruit les espèces dites “supérieures”, comme les rhinocéros ou d’autres mammifères. Les pesticides détruisent la base de la chaîne alimentaire, les fondations mêmes de la biodiversité sur terre. » - Le Devoir, 19 septembre 2017

La santé des Européens est-elle plus importante que celle des Canadiens?

Depuis 2013, l’Union européenne a imposé un moratoire en ce qui concerne certaines utilisations de trois des principaux néonics pour les cultures dont les abeilles dépendent principalement et considère d'autres interdictions. En France, la nouvelle loi sur la biodiversité promulguée en France comprend interdit l’utilisation de tous les néonics dès septembre 2018.

L’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) de Santé Canada a proposé l’abandon graduel de la plupart des utilisations du pesticide néonicotinoïde imidaclopride à compter de 2021 au plus tôt. Il nous faut accélérer le pas.

Des dizaines de milliers de commentaires en appui de la proposition d’abandon de l’imidaclopride ont été reçus lors des consultations publiques du printemps dernier ! La ministre de la Santé doit rendre une décision finale en ce qui concerne cette proposition en décembre 2018. Entre temps, l’ARLA a entrepris d’examiner également deux autres des principaux néonics : la clothianidine et le thiaméthoxame.

En signant cette pétition vous enverrez cette lettre à la ministre de la Santé Mme Ginette Petitpas Taylor, lui demandant d'éliminer l'imidaclopride et d'interdire tous les néonicotinoïdes dès maintenant.


Chère Madame la Ministre,


Je vous écris pour appuyer l'interdiction proposée par Santé Canada du pesticide néonicotinoïde imidaclopride.

En 2014, le Groupe de travail sur les pesticides systémiques, un groupe international de scientifiques indépendants, a publié une étude scientifique exhaustive portant sur les effets des néonicotinoïdes pour laquelle plus de 1 100 articles scientifiques revus par des pairs ont été analysés. L’étude a démontré que ces produits chimiques sont persistants et omniprésents dans l’environnement, et qu’ils représentent un risque inacceptable pour la biodiversité, y compris pour les espèces bénéfiques à l’agriculture, telles que les lombrics et les pollinisateurs.

En septembre 2017, le Task Force a actualisé son analyse afin d’y inclure des centaines de nouvelles études révisées par des pairs. Cette nouvelle analyse élargie a révélé que les répercussions des néonics sont encore plus étendues que ce que l’on croyait, en plus d’étayer davantage les conclusions de l’analyse originale de 2015 : les néonicotinoïdess constituent à l’échelle mondiale une réelle menace pour la biodiversité, les écosystèmes et les services qu’ils procurent.

Dans le cadre de son processus d’examen, l’ARLA a constaté que l’imidaclopride constitue une menace pour les insectes aquatiques, tels que les moucherons et les éphémères, lesquels représentent une importante source d’alimentation pour les poissons, les oiseaux et d’autres espèces que l’on retrouve dans les lacs et les rivières du Canada.

Les effets des néonicotinoïdes sur l’environnement et la santé me préoccupent, et j’invite l’ARLA à agir rapidement en ce qui concerne l’interdiction de l’utilisation de l’imidaclopride et d’autres pesticides néonicotinoïdes. L’échéancier d’abandon graduel, qui vise le retrait de l’utilisation de l’imidaclopride d’ici trois à cinq ans, est tout à fait inapproprié si l’on tient compte des risques reconnus par l’ARLA et de la présence de ce produit chimique en fortes concentrations dans les cours d’eau du Canada. D’autres pays, comme la France, ont choisi d’agir de façon décisive en interdisant l’utilisation de tous les néonicotinoïdes à compter de 2018.

L’ARLA doit interdire l’utilisation et la vente de l’imidaclopride sans plus tarder et procéder rapidement à l’examen prévu de deux autres néonicotinoïdes dont l’usage est actuellement approuvé au Canada.

Je vous prie d’agréer, Madame la Ministre, l’expression de ma considération respectueuse,

Récentes décisions de Santé Canada

Au printemps 2017, Santé Canada procédait à la réévaluation de l’imidaclopride, un pesticide néonicotinoïde couramment utilisé au pays, dont l’utilisation peut contaminer tous les compartiments environnementaux : sol, eau, plantes, pollens, nectars, air. La période de commentaires sur l’élimination progressive de l’imidaclopride s’est terminée le 23 mars 2017 et plus de 23 000 lettres ont été envoyés à partir de ce site!

Santé Canada a décidé d’éliminer progressivement l’utilisation de l’imidaclopride d’ici 3 à 5 ans, et a lancé des examens spéciaux concernant d’autres neonics utilisés au Canada. Les grandes organisations environnementales telles qu’Équiterre, la Fondation David Suzuki, des chercheurs, des scientifiques, des médecins et des dizaines de milliers de citoyens croient que ce délai est inutilement long et que l’utilisation de tous les néonics doit être interdite dès 2018, comme le fera la France.

Cette élimination progressive survient malgré le fait que l'examen de la propre agence de réglementation et de lutte antiparasitaire de Santé Canada, l'ARLA, a révélé que l'imidaclopride menace les insectes aquatiques, comme les éphémères et les moucherons. Ces derniers constituent un maillon essentiel de notre écosystème et de notre chaine alimentaire, notamment comme source importante d'aliments pour les poissons, les oiseaux et autres animaux des lacs et des rivières du Canada.

« [...] dans les milieux aquatiques canadiens, on mesure l’imidaclopride à des concentrations qui sont néfastes pour les insectes aquatiques. Ces derniers comptent pour une part importante de l’écosystème, notamment comme source d’aliments pour les poissons, les oiseaux et d’autres animaux. D’après les renseignements actuellement disponibles, le maintien de l’utilisation de l’imidaclopride en volume élevé dans le domaine de l’agriculture n’est pas une solution viable. » — Santé Canada, 23 novembre 2016

Les néonics en résumé

Les pesticides néonicotinoïdes (les « néonics ») sont des insecticides à base de nicotine qui perturbent le système nerveux des insectes ravageurs. Les néonics sont toxiques même à de très faibles doses, hydrosolubles et persistants. Leur application étendue et répétée en agriculture entraîne une contamination à grande échelle de l’environnement.

L’imidaclopride est utilisé notamment pour l’enrobage de semences, majoritairement de maïs et de soya, deux cultures importantes au Québec et en Ontario. Il est aussi utilisé sur les arbres, en serre, sur les surfaces gazonnées – dans les produits en vente libre pour lutter contre les vers blancs - et pour le traitement des poux, des puces et des tiques sur les chats et les chiens.



Nos actions

Suite à la méta-analyse de plus de 1 100 articles scientifiques revus par des pairs sur les effets des pesticides néonics, nous déposions en 2015 plus 37 000 lettres au gouvernement du Québec et 90 000 au gouvernement fédéral pour leur demander de se ranger du côté de la science et d’interdire l’usage et la vente des néonics.

Au printemps 2017,

  • plus de 27 000 lettres ont été émis à partir de ce site à la ministre de la Santé et à l'ARLA
  • plus de 5 millions de personnes, incluant de nombreux Canadiens, ont demandé au gouvernement canadien d'agir pour interdire les néonics à travers les pétitions d'Avaaz et de SumOfUS et
  • plus de 110 000 Canadiens ont soumis des commentaires individuels, lors de la période de commentaires sur l’élimination progressive de l’imidaclopride qui s’est terminée le 23 mars 2017.

En 2015, l’Ontario introduisait les premières restrictions réglementaires en Amérique du Nord pour réduire l’utilisation des pesticides néonicotinoïdes. Le premier rapport sur les semences traitées aux neonics de l’Ontario démontre une diminution de 24 % sur la superficie totale plantée en 2016, mais encore plus de trois millions d’acres sont toujours cultivés en ayant recours aux semences de maïs enrobées de ces pesticides.

Au Québec, entre 95 % et 100 % des semences de maïs-grain et 35 % à 50 % des semences de soya sont traitées aux néonicotinoïdes, représentant plus de 500 000 hectares de cultures chaque années. Les récentes modifications au cadre règlementaire et législatif entourant les pesticides au Québec prévoient que l’utilisation de ces pesticides pourra se poursuivre si un agronome les prescrit, une décision qui présente un risque élevé de conflits d’intérêt causés par les liens étroits des agronomes avec l’industrie de la vente des pesticides, tel que décrié par Équiterre et ses partenaires.


Cette action est menée conjointement avec : La Fondation David Suzuki

Pour signer et partager cette action en anglais.

*Opt-in : Nous veillons à préserver la vie privée et occupée de nos sympathisants en ne transmettant que l'essentiel. Vous pouvez nous joindre à : info@equiterre.org, 50, rue Sainte-Catherine Ouest, Bureau 340, Montréal (Québec) H2X 3V4, 514 522-2000. Fondation David Suzuki : fondation@davidsuzuki.org, 50, rue Sainte-Catherine Ouest, bureau 540, Montréal (Québec) H2X 3V4. À tout moment, il sera possible de vous désinscrire de cette liste de diffusion.

Organisation participante