Santé Canada doit interdire rapidement les pesticides néonics!

Demandez à Santé Canada d’agir plus rapidement pour interdire l’imidaclopride et tous les pesticides de type néonics au Canada!

24015
/30000 signatures

partager

Derniers signataires : Isabelle - Michel - Janique

Nous arrivons à un point tournant de l’utilisation systématique de ces pesticides nocifs. D’autres propositions de décision du gouvernement fédéral sur l’usage des néonicotinoïdes sont attendues ce printemps et cet été, continuons à exiger que tous les pesticides néonics soient interdits au Canada dans les meilleurs délais!

En résumé

Récemment, Santé Canada procédait à la réévaluation de l’imidaclopride, un pesticide néonicotinoïde couramment utilisé au pays, dont l’utilisation peut contaminer tous les compartiments environnementaux : sol, eau, plantes, pollens, nectars, air (Bonmatin et al. 2014). La période de commentaires sur l’élimination progressive de l’imidaclopride s’est terminée le 23 mars 2017 et plus de 23 000 lettres ont été envoyés à partir de ce site!

Santé Canada a décidé d’éliminer progressivement l’utilisation de l’imidaclopride d’ici 3 à 5 ans, et a lancé des examens spéciaux concernant d’autres neonics utilisés au Canada. Les grandes organisations environnementales telles qu’Équiterre, la Fondation David Suzuki, des chercheurs, des scientifiques, des médecins et des dizaines de milliers de citoyens croient que ce délai est inutilement long et que l’utilisation de tous les néonics doit être interdite dès 2018, comme le fera la France.

Cette élimination progressive survient malgré le fait que l'examen de la propre agence de réglementation et de lutte antiparasitaire de Santé Canada, l'ARLA, a révélé que l'imidaclopride menace les insectes aquatiques, comme les éphémères et les moucherons. Ces derniers constituent un maillon essentiel de notre écosystème et de notre chaine alimentaire, notamment comme source importante d'aliments pour les poissons, les oiseaux et autres animaux des lacs et des rivières du Canada.

Des pesticides qui posent des risquent inutiles

En 2014, un groupe international de scientifiques indépendants (le Groupe de travail sur les pesticides systémiques) a publié une analyse exhaustive de plus de 1 100 articles scientifiques revus par des pairs sur les néonicotinoïdes comme l'imidaclopride. Ils ont constaté que ces produits chimiques sont persistants et omniprésents dans l'environnement et posent un risque inacceptable pour la biodiversité, y compris les espèces bénéfiques pour l’agriculture, comme les vers de terre et les pollinisateurs.

De nouvelles recherches indiquent que les pesticides néonicotinoïdes utilisés presque systématiquement sur un grand nombre de semences sont inutiles dans la grande majorité des cas. Pourquoi les utilisons-nous encore massivement au Canada alors que des pays comme la France et l'Italie les ont interdits?

L’imidaclopride est utilisé notamment pour l’enrobage de semences, majoritairement de maïs et de soya, deux cultures importantes au Québec et en Ontario. Il est aussi utilisé sur les arbres, en serre, sur les surfaces gazonnées – dans les produits en vente libre pour lutter contre les vers blancs - et pour le traitement des poux, des puces et des tiques sur les chats et les chiens.

Veuillez prendre un bref instant pour envoyer cette lettre à la ministre de la Santé. Dites-lui que, bien que vous soutenez l’interdiction proposée de l’imidaclopride, vous souhaitez que l’ARLA interdise plus rapidement tous les types de pesticides néonicotinoïdes utilisés au Canada, en prenant exemple sur la France qui interdira tous les néonics à partir de 2018.


Chère Madame la Ministre,
Chers représentants de l’ARLA,

J'écris pour appuyer l'interdiction proposée par Santé Canada du pesticide néonicotinoïde imidaclopride.

En 2014, un groupe international de scientifiques indépendants (le Groupe de travail sur les pesticides systémiques) a publié une analyse exhaustive de plus de 1 100 articles scientifiques revus par des pairs sur les impacts des néonicotinoïdes comme l'imidaclopride. Ils ont constaté que ces produits chimiques sont persistants et omniprésents dans l'environnement et posent un risque inacceptable pour la biodiversité, y compris les espèces bénéfiques pour l’agriculture, comme les vers de terre et les pollinisateurs.

L'examen de l'ARLA a révélé que l'imidaclopride menace les insectes aquatiques, comme les éphémères et les moucherons, qui sont des aliments importants pour les poissons, les oiseaux et autres animaux des lacs et des rivières du Canada.

Je suis préoccupé(e) par les effets potentiels des néonicotinoïdes sur la santé humaine et sur l’environnement et j'encourage l'ARLA à agir rapidement pour interdire l'imidaclopride et d'autres pesticides néonicotinoïdes. Je crois que le calendrier proposé sur trois à cinq ans pour éliminer l'imidaclopride est inacceptable compte tenu des risques reconnus par l'ARLA et des concentrations élevées du produit chimique dans les cours d’eau canadiens. D'autres pays et provinces ont agi de manière décisive, notamment la France, qui a interdit tous les néonicotinoïdes, à partir de 2018.

L'ARLA devrait interdire l'utilisation et la vente de l'imidaclopride sans plus tarder et de terminer rapidement les examens prévus des autres néonicotinoïdes homologués au Canada. Merci d’agir dès maintenant pour la santé des Canadiens!


En savoir plus

En juin 2014, un groupe de scientifiques indépendants a publié une analyse exhaustive de plus de 1 100 articles scientifiques revus par des pairs sur les effets des pesticides néonics. Leur analyse met en lumière un risque inacceptable pour la biodiversité, y compris les espèces bénéfiques pour l’agriculture, comme les vers de terre et les pollinisateurs comme les abeilles, mais également pour un grand nombre d’espèces utiles, dont les papillons et les oiseaux, et une grande diversité d’invertébrés. Ces produits chimiques sont persistants et omniprésents dans l'environnement et contaminent les sols, la végétation, les eaux souterraines et de surface et les habitats aquatiques et marins. Les néonics pourraient également affecter le cerveau humain et le système nerveux. Certains néonics sont reconnus comme pouvant perturber le système hormonal et sont suspectés causer des effets néfastes sur la reproduction. Leur conclusion est sans équivoque : « …il existe suffisamment de preuves évidentes des préjudices pour mettre en place des mesures réglementaires ».

En 2015, nous déposions plus 37 000 lettres au gouvernement du Québec et 90 000 au gouvernement fédéral pour leur demander de se ranger du côté de la science et d’interdire l’usage et la vente des néonics.

En 2015, l’Ontario introduisait les premières restrictions réglementaires en Amérique du Nord pour réduire l’utilisation des pesticides néonicotinoïdes. Le premier rapport sur les semences traitées aux neonics de l’Ontario démontre une diminution de 24 % sur la superficie totale plantée en 2016, mais encore plus de trois millions d’acres sont toujours cultivés en ayant recours aux semences de maïs enrobées de ces pesticides.

Au Québec, entre 95 % et 100 % des semences de maïs-grain et 35 % à 50 % des semences de soya sont traitées aux néonicotinoïdes, représentant plus de 500 000 hectares de cultures chaque années. Le gouvernement québécois s’est engagé, en novembre 2015, à rendre obligatoire la justification d’un agronome pour tout recours à l’usage de néonicotinoïdes en agriculture et à interdire tout néonicotinoïde en milieu urbain, une promesse dont les résultats se font toujours attendre.

En 2017, plus de 27 000 lettres ont été émis à partir de ce site à la ministre de la Santé et à l'ARLA, plus de 5 millions de personnes, incluant de nombreux Canadiens, ont demandé au gouvernement canadien d'agir pour interdire les néonics à travers les pétitions d'Avaaz et de SumOfUS et plus de 110 000  Canadiens ont soumis des commentaires individuels, lors de la période de commentaires sur l’élimination progressive de l’imidaclopride qui s’est terminée le 23 mars 2017.   

Cette action est menée conjointement avec : La Fondation David Suzuki

Pour signer et partager cette action en anglais.

*Opt-in : Nous veillons à préserver la vie privée et occupée de nos sympathisants en ne transmettant que l'essentiel. Vous pouvez nous joindre à : info@equiterre.org, 50, rue Sainte-Catherine Ouest, Bureau 340, Montréal (Québec) H2X 3V4, 514 522-2000. Fondation David Suzuki : fondation@davidsuzuki.org, 50, rue Sainte-Catherine Ouest, bureau 540, Montréal (Québec) H2X 3V4. À tout moment, il sera possible de vous désinscrire de cette liste de diffusion.

Organisations participantes